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Candidat à l'élection municipale à Reims, Arnaud Robinet était  hier soir l'invité des adhérents de la Commune libre du Boulingrin. Il a répondu sans détour à de nombreuses questions posées par le maire de la commune libre Pierre Longuet et ses deux plus proches adjoints: Christophe Mertès et Dominique Potier. Extraits de la soirée.

Question: A propos de la restauration du Boulingrin. quinze ans de lutte de l'Amic'halles pour en arriver là. Fallait-il à votre avis réhabiliter les halles?

Arnaud Robinet: Rassurez vous, nous ne détruirons pas les halles. 36M€ ont été investis dont 8M€ via le plan de relance de Nicolas Sarkozy qui a eté  combattu à l'Assemblée et ici. Sans ce plan, la réhabilitation n'aurait pas eu lieu. La réhabilitation: malheureusement ce bâtiment prend l'eau et ça ne me réjouit pas forcèment, loin de là. J'ai entendu dire que certains le comparait à la cathédrale et qu'il faudrait s'habituer à voir des échaffaudages. Je ne suis pas d'accord, ce n'est pas la même époque. Ce bâtiment est aujourd'hui classé, réhabilité et il faut voir comment ce que nous voulons faire de  ce lieu symbolique de la ville.

Quelles solutions pour redynamiser le lieu et son activité?Devant ce constat d'échac, quelles solutions pour redynamiser le lieu et son activité?

Arnaud Robinet.-Vous parlez d'échec. Je dirai qu'il faut faire attention aux mots. Dans cette réhabilitation, des artisans ont su montré leur savoir faire et il n'est pas question pour nous de pointer du doigt des entreprises. Nous devons savoir ce que nous voulons faire des halles. Je constate par exemple qu'en date du 3 février, on attend toujours les portes coupe-froid promises... Quand je rentre dans les halles j'ai mal au coeur de voir les étals historiques pour une grande partie vides. Il faut revoir le fonctionnement de ce marché. Nous, nous avons la volonté de dédier le Boulingrin aux marchés. On a voulu en faire un lieu multifonctionnel, ce bâtiment n'est pas adpaté à un marché moderne. Exemple des poisonniers qui n'ont pas de point d'eau obligés de jeter la glace dans des poubelles...

Nous voulons faire du marché un lieu dédié aux métiers de bouche, à la gastronomie et à l'art de vivre en concertation avec les commerçants non sédentaires, aux commerçants riverains et tous les Rémois.

Ménerez vous une réflexion sur l'aménagement de l'espace au centre des halles?

AR-Je ne suis pas opposé à un réaménagement, à la mise en place de cellules supplémentaires comme à Orléans, Dijon.. Mais attention ce batiment est classé on ne peut pas promettre tout et n'importe quoi. Il faut travailler avec l'architecte des bâtiments de France. Mais quand il y a la volonté on peut trouver des solutions.

S'agit-il d'un mauvais choix des jours d'ouverture. Ne faudrait-il pas une ouverture quotidienne?

A.R.Oui je suis plutôt favorable à une ouverture quotidienne. Le problème, c'est qu'il y a des marchés tous les jours dans les quartiers. Il faut être très clair, malheureusement il y a des marchés qui périclitent, ça me désespère. Alors, quand on a mis 36M€ pour faire vivre les halles, "ça fait cher du kg de carottes disait Jean-Louis Schneiter", oui, il faudrait qu'elles soient ouvertes 7/7 si les commerçants non sédentaires le souhaitent. Il faut travailler avec eux. Que le bâtiment soit ouvert tous les jours pour les touristes qui les voient sur les guides et voudraient les visiter. Aujourd'hui ils arrivent devant  un bâtiment qui est fermé cinq jours par semaine....

S'agit-il d'un mauvais travail collectif des commerçants ou d'un manque d'organisation de la mairie?

A.R.Ce n'est pas  en ayant de multiples associations qu'on va régler le problème de la fréquentation. S'il y a une volonté politique on peut y arriver. Je ne suis pas sûr qu'il y ait aujourd'hui la volonté politique. On ne peut pas gérer les halles, ni l'économie d'une façon administrative comme aujourd'hui.

Quid de la gestion du bâtiment. Envisagez vous demain une gestion du marché dans le cadre du délégation de service public (DSP). Comment envisagez vous de dynamiser ce marché?

A.R La DSP, je ne sais pas. Il faudra de toute façon que la mairie ait un droit de regard sur ce qui se passe dans les halles. Il faut de toute façon ouvrir plus ce bâtiment aux touristes, aux Rémois.

Il faut y organiser des manifestations dédiées au champagne, à la gastronomie sans oublier de faire appel à des professionnels du quartier aussi.

Sur la diversification des activités au sein des hales, comment voyez vous la pluriactivité des halles boulingrin.

AR.-Pas facile à l'adapter à des manifestations culturelles comme un concert pour des raisons acoustiques, mais sur les expos, pas opposés. Il faut dédier ce batiment à la gastronomie et aux métiers de bouche.

Charte des terrasses. ne serait-ce pas judicieux de l'adapter en fonction des spécificités de chaque quartier?

A.R Oui il faut une charte différenciée, ne pas être strict avec certains et autoriser du stockage de chaises ou de tables pour d'autres par exemple. Il ne faut pas mélanger intérêt personnel et ceux de la collectivité. Il faut dynamiser le secteur. La charte doit être révisée et appliquée par tous sans laisser faire tout et n'importe quoi. Pour le vent rue du Temple, nécessité de mettre des paravents. Connaissant le goût des restaurateurs je pense que ce sera possible d'en mettre.

A propos du Sernam. Le quartier profitera t-il d'aménagements publics réalisés à cette occasion?

A.R Le Boulingrin est à l'intersection de l'hôtel de ville et des promenades. Nous avons la volonté de rendre les Promenades aux Rémois, d'en faire un Central park à la rémoise.

Sur la question du Sernam, il faut avoir une vision globale avec l'ensemble du quartier. Il fut être clair, net et précis. Le projet est à reprendre totalement dès le mois d'avril. On nous annoncé plein de choses,  rien n'est fait.Le projet est à reprendre totalement dès le mois d'avril. Mais je ne vais pas vous faire la tirade: moi maire de Reims...

à suivre...